Le perfectionnisme a plus d’un tour dans son sac.
Il nous pousse à bien faire, à aller jusqu’au bout, à être fiables et exigeant·es.
Et cela fonctionne.
Le travail est reconnu. Les autres savent qu’ils peuvent compter sur nous. La satisfaction d’avoir fait les choses « comme il faut » est bien réelle.
Alors pourquoi changer quelque chose ?
Peut-être parce que ce qui nous valorise peut aussi finir par nous enfermer.
Quand « bien faire » ne suffit plus
La barre monte. Ce qui était satisfaisant hier devient simplement normal aujourd’hui.
Nous vérifions, anticipons, recommençons, peaufinons. Difficile parfois de déléguer, de laisser quelque chose inachevé ou simplement de dire : « Ça suffit comme ça. »
Et puisque nous faisons les choses bien, les autres nous les confient volontiers.
Le perfectionnisme joue ainsi un drôle de double jeu : il nourrit la reconnaissance et peut, dans le même mouvement, nous rendre prisonnier·ères de ce qu’il attend de nous.
Et si nous déplacions un peu la barre ?
Cette journée propose d’explorer notre propre rapport au perfectionnisme, sans chercher à le combattre.
Qu’est-ce qu’il m’apporte ?
Qu’est-ce qu’il me coûte ?
De quoi me protège-t-il ?
À quoi ai-je habitué les autres ?
Qu’est-ce qui m’empêche de considérer qu’une chose est terminée, suffisante, assez bonne ?
À travers des expériences, des temps d’écriture, des échanges et des situations concrètes, chacun·e pourra observer ses propres mécanismes et expérimenter d’autres manières de faire.
Non pour devenir moins exigeant·e ou renoncer au plaisir du travail bien fait.
Mais pour retrouver la possibilité de choisir où l’exigence mérite notre énergie — et où « assez bien » est réellement assez.
En pratique
Durée : une journée
Groupe : à partir de 6 personnes
Lieu : chez un·e hôte·sse ou dans un lieu propice à la rencontre
