Manger paraît simple. Avoir faim aussi. Jusqu’au moment où cela ne l’est plus.
Il y a la faim du ventre, bien sûr.
Mais aussi l’envie soudaine de quelque chose de sucré. Le besoin de se réconforter. Le plaisir d’un goût ou d’une odeur. L’ennui qui conduit vers le placard. Les règles que nous nous imposons. Les aliments interdits. Le contrôle. La culpabilité. Parfois même la difficulté à reconnaître la faim ou à lui faire confiance.
Notre relation à la nourriture raconte bien davantage que ce que contient notre assiette.
Toutes les faims ne se ressemblent pas
Nous pouvons manger sans avoir faim et avoir faim sans nous autoriser à manger.
Nous ne mangeons pas uniquement pour répondre à la faim. La nourriture peut être source de plaisir, de réconfort ou d’apaisement. Elle peut accompagner un moment de partage, devenir une récompense, offrir une occasion de faire une pause ou simplement tromper l’ennui.
À d’autres moments, notre rapport à la nourriture semble se jouer entre deux extrêmes : la difficulté à résister à un plaisir immédiat et le besoin de garder un contrôle absolu sur soi-même.
Entre « je n’arrive pas à résister » et « je dois me contrôler », la nourriture peut alors devenir le lieu d’un véritable rapport de force avec soi-même.
Notre manière de manger se construit au croisement du corps, des émotions, des habitudes, de notre histoire, de notre environnement et des messages reçus au fil du temps.
Alors, lorsque la faim n’est pas seulement celle du ventre, de quoi avons-nous faim ?
Retrouver de la curiosité
Cette journée propose d’explorer notre relation à la nourriture sans chercher à déterminer ce qui serait une « bonne » ou une « mauvaise » façon de manger.
À travers les différentes formes de faim, des expériences, des temps de réflexion et des échanges, chacun·e pourra observer ce qui déclenche l’envie de manger — ou de ne pas manger — et ce que certains comportements tentent parfois de satisfaire, d’apaiser ou de protéger.
Non pour ajouter de nouvelles règles à celles qui existent déjà.
Mais pour ouvrir un espace de dialogue, de partage et de reconnexion à soi, où notre relation à la nourriture peut être regardée avec davantage de curiosité, sans jugement ni reproche.
De quoi ai-je faim ? Et de quoi ai-je réellement besoin ?
Cet atelier est un espace de réflexion, de dialogue et de partage. Il ne remplace pas un accompagnement médical, psychologique ou nutritionnel lorsque celui-ci est nécessaire, mais peut prendre place à ses côtés.
En pratique
Durée : une journée
Groupe : à partir de 6 personnes
Lieu : chez un·e hôtesse ou dans un lieu propice à la rencontre
